Une vague de couleurs s’empare de l’Inde

Publié le par Mayur

L’Inde est un pays où les fêtes et festivals sont légion. Presque toutes les festivités, qui ont chacune une signification religieuse, font l’objet de jours fériés. Et la Holi, la fête des couleurs, est l’une des plus populaires d’Inde.

 

 

On connaît les décors féeriques de Bollywood, les strasses et paillettes des films indiens. Les statues pittoresques de divinités, les saris multicolores des indiennes. Toutes ces couleurs se donnent rendez-vous pour la Holi, la fête des couleurs qui annonce l’arrivée du printemps. Début mars, des milliers voire des centaines de milliers d’hindous ou non-hindous descendent dans les rues des villes de l’Inde pour asperger les personnes de pigment de couleurs ou de jets d’eau colorés.

 

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Après avoir jeté ces couleurs, il est coutume de s'excuser en disant "Ne soyez pas fâché, c'est la Holi"

Les festivités ont déjà commencé dans les villes de Mathura par exemple, une des villes sacrées d’Inde. Cette fête tient une place particulière dans la foi hindoue. Son origine remonte à 3 000 ans avant Jésus-Christ. Hiranyakashipu, le roi des démons, avait eu une bénédiction des dieux : il était immortel. Aucun être humain, aucun animal, aucune arme ne pouvait l’abattre à aucun moment du jour, de la nuit, ni chez lui ni en dehors de son palais.

 

Les trublions de la Holi

 

Son fils, Prahlada, était un dévot du dieu Vishnou, ce que Hiranyakashipu n’appréciait guère. Il a torturé son fils pour qu’il arrête de prier Vishnou. Il ordonne à son propre fils de s’asseoir sur un bûcher, incarné par Holika, la sœur de Hiranyakashipu.

Prahlada obéit aux ordres de son père et se pose sur le bûcher en priant Vishnou. Alors que Holika était censée être protégée du feu, elle meurt brûlée par les flammes. Sa mort est depuis célébrée sous le nom de Holi. Hiranyakashipu sera plus tard tué par Narasimha, une incarnation de Vishnou, mi-homme, mi-lion. Il abat le roi des démons à l’aube, sur le porche de son palais avec ses griffes.

 

Bollywood à travers ses films n'a pas manqué de consacrer quelques chansons à cette fête folklorique :

 


 

Plusieurs milliers d’années plus tard, cette légende est encore célébrée en Inde où les familles se rencontrent pour partager des repas concoctés pour l’occasion. Namak Par Masala, biscuits croquants et épicés ; Dahi Gujia, quenelles à base de lentilles trempés dans du yaourt sucré ; Dahi Wadda, beignets de farine de maïs immergés dans du yaourt ou des samossas aux pommes de terre. Et pour le dessert, des Kesar Peda, sucreries indiennes à base de lait, de graines de cardamone, pistache et du safran. Liste des plats concoctés à l’occasion de la Holi (en anglais).

 

Mais comme dans toutes les fêtes, la Holi a également son lot de trublions. De plus en plus de personnes ivres viennent semer la pagaille dans cette ambiance bon enfant et les premières cibles sont les femmes. Elles sont harcelées physiquement et sexuellement par les groupes d’agitateurs en état d’ébriété. Par peur de se faire importuner, elles préfèrent rester à leur domicile.

 

Mayore LILA DAMJI

 

Crédit photo : Flickr

 

 A lire également sur Couleurs de l'Inde :

 

En Angleterre, la douce lumière de l’Inde, octobre 2011

 

 

Séries de photos de la Holi sur le site du Dailymail.co.uk

 

 

Publié dans Actualité

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omni tech support 02/01/2015 13:01

Mathura is one of the sacred cities in India and I must say it indeed is a very holy place. I have been to the place a few couple of times and it truly is magnificent.