Une journaliste indienne aurait été victime d'un crime d'honneur (actualisé)

Publié le par swades.over-blog.com

D'après le journal indien Daily News Analysis (DNA), Nirupama Pathak, une journaliste de 22 ans a été retrouvée morte à son domicile dans l'état de Jarkhand (Est de l'Inde).47769112 nirupmam226

 

Sa famille affirme qu'elle s'est suicidée mais la police privilégie la piste d'un crime d'honneur. "Nous avons des éléments qui montrent qu'elle a été étouffée à l'aide d'un oreiller" a déclaré Kranti Sing, commissaire de police de Koderma, quartier où vivait la journaliste. Les résultats de l'autopsie indiquent que l'étouffement est la cause de sa mort.

D'après une source policière, les parents de Nirupama étaient opposés au mariage de leur fille avec Priyabhanshu Ranjan, un collègue de travail et issu d'une caste inférieure.

 

Monnaie courante

 

Les crimes d'honneur sont des pratiques d'un autre âge. Ce sont les khap panchayat (conseils de village) qui ordonnent ces crimes.  Ce sont eux qui mettent en place les diktats rétrogrades pour punir les "mariages d'amour" non consentis par les parents ou les unions entre deux castes différentes. Dans certaines régions du nord de l'Inde, ces conseils ont les pleins pouvoirs, ils se considèrent comme les gardiens de l'ordre moral. Lynchages, meurtres ou interdictions sont donc monnaie courante pour préserver l'honneur de la communauté.

Au mois de mars, la Cour d'assises de Karnal, a condamné à mort cinq membres d'une famille pour crime d'honneur. Ils avaient été accusés d'avoir enlevé et "sauvagement" assassiné un couple de jeunes mariés.

Les personnes condamnées n'étaient autre que les cousins, oncles ou frères de Babli. Cette jeune femme âgée de 19 ans s'était enfuie du village avec Manoj, 23 ans, pour pouvoir se marier.  Après avoir été battu à mort, leurs corps avaient été retrouvés dans un canal.

 

Des milliers de femmes tuées

 

Il est difficile d'établir des statistiques précises sur le nombre de femmes tuées dans les crimes d'honneur. Les meurtres ne sont pas toujours relayés dans les médias et les meurtriers restent impunis. Chaque année, en Inde plusieurs milliers de femmes meurent sous les coups de leur père, frère ou cousin parce qu'elles auraient porté atteinte à la réputation de la famille.

La Commission nationale pour les femmes (NCW), créée en 1992 et basée à New Delhi, lutte pour les droits de la femme dans la société indienne très patriarcale. Sa présidente, Dr Girija Vyas s'est dite "choquée par la mort de Nirupama Pathak" et "demande à ce que l'affaire soit rapidement portée devant la justice".

 

 

Mayore LILA DAMJI

 

 


Publié dans Actualité

Commenter cet article

Leena 05/05/2010 16:36


très bon article, dommages que ce soit sur un tel sujet...


Pablex 04/05/2010 22:36


Salut mec.

Tres intéressant ton article, vraiment je crois que tu vas faire un bon service pour la communauté indienne en France et pour tous ceux qui s'intéressent a ton pays.

Mon blog: www.pablex.co.cc en espagnol bien sur, mais la tu pourras connaître pas mal de choses que, peut être, tu connais pas de moi!

Merci buen amigo. Hasta la próxima.

Pablo.