L'Inde et Gandhi au G20 de Toronto

Publié le par Mayur

Les dirigeants des vingt pays les plus puissants de la planète se réunissent ce week-end au Canada pour essayer de trouver des solutions communes face à la crise. Blue_skies-Toronto.jpg

 

 

L'ordre du jour de ce quatrième Sommet des dirigeants du G20 qui s'ouvre ce samedi est de concilier le soutien à la reprise économique mondiale et le sauvetage des finances publiques. Mais les participants affichent déjà leurs divergences. La lutte contre les déficits est la priorité des pays européens alors que Barack Obama estime qu'une politique de rigueur mettrait en péril le retour à la croissance et la sortie de crise.

Autre point d'achoppement, un projet de taxe bancaire défendu par Londres, Paris et Berlin. Une taxe Tobin qui taxerait les transactions financières internationales. Mais les pays comme le Canada, la Chine, la Russie, le Japon et l'Inde s'y opposent fermement et remettent en question son efficacité.

Le Sous-continent indien sera représenté par son premier ministre, Manmohan Singh. Il a quitté ce matin Francfort pour Toronto où il rencontrera David Cameron, le nouveau locataire de 10 Downing Street, Naoto Kan, fraîchement élu premier ministre du Japon et Barack Obama.

Les pays membres du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) se réuniront aussi à l'occasion du G20. Le BRIC regroupe les pays à forte croissance dont le poids dans l'économie mondiale augmente. Avant de quitter la ville reine, Manmohan Singh rencontrera Stephen Harper, le premier ministre Canadien.

 

Gandhi s'invite au G20

 

La ville de Toronto aura jusqu'à lundi des allures d'État policier avec 19.000 agents de sécurité déployés dans le centre-ville. Les manifestants alter-mondialistes ont défilé dans les rues de la ville dénonçant la pauvreté dans le monde. Certains portaient des T-shirts à l'effigie de Gandhi. On pouvait y lire une citation du Père de la nation indienne: « Priver l'homme de sa liberté naturelle et des plus simples conforts de la vie, c'est pire qu'un corps affamé. C'est le dénuement de l'esprit, de l'âme ».

Durant sa vie politique Gandhi s'était opposé à un État bureaucratique. Il avait souligné l'importance de la démocratie locale qui prendrait en compte les besoins des villageois pour mieux les « servir ». Dans Lettres à l'Ashram, il avait pris position contre la doctrine économique émergente de l'époque: « Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os ». Un système économique qui est toujours le nôtre aujourd'hui.

 

 

Mayore Lila Damji

 

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