Femmes, épouses et esclaves

Publié le par Mayur

Dans son dernier article, Couleurs de l’Inde, abordait le problème des femmes indiennes face à la masculinisation de plus en plus forte du sous-continent indien. Dans une société patriarcale, comme celle de l’Inde, les droits de la femme sont menacés.

 

La chaîne de télévision qatarie, Al Jazeera, a diffusé dans son programme intitulé, Slavery: A 21st Century Evil (L’esclavage, le mal du 21ème siècle), un reportage sur l’esclavage dont sont victimes les femmes indiennes. Vendues pour quelque centaine d’euros, elles sont battues et abusées sexuellement, parfois, par plusieurs hommes. Elles sont réduites à l'état d'objet. 

 

 

 

L’Inde est l’une des économies mondiales les plus florissantes. Le pays abrite également le plus grand nombre d’esclaves au monde.

 

La croissance économique n’a pas que des côtés positifs. Les deux points noirs du boom économique indien sont : l’inégalité entre les classes et une corruption rampante. L’amélioration du niveau de vie de la classe moyenne indienne a aussi attisé la pauvreté des villageois entraînant l’apparition d’une nouvelle forme d’asservissement : l'esclavage des mariées. Des femmes et des jeunes filles sont vendues pour 88 euros à des hommes qui les font travailler dans des conditions inhumaines.

« On m’ont droguée et battue. Ensuite, j’ai été vendue. Je travaille toute la journée sous le soleil et je me fais battre jour et nuit. Ce n’est pas une vie… Ça vaut la peine d’être vécu ? », confie, en pleurs, Jamila, une ancienne esclave. Selon les experts, le foeticide féminin et les dotes lors des mariages expliquent en partie le manque de femmes à épouser, encourageant le trafic des mariées.

Pour Shafiq Khan, à la tête d’une association qui lutte contre le trafic des « mariées », « les femmes sont à la fois des esclaves et un objet sexuel. Elles sont violées par un homme voire par un groupe de dix ou douze hommes. Et dans les champs, elles font le travail des animaux ».

 

L’esclavage, le mal du 21ème siècle: link


Traduction par Mayore Lila Damji

Publié dans Inde

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