Du Parc des Princes aux bidonvilles de Calcutta

Publié le par Mayur

A l’aéroport Netaji Subash Chandra Bose de Calcutta (Kolkata*), 2 000 personnes ont accueilli  le meilleur joueur du monde, Lionel Messi. Les fans ont bravé la pluie pour apercevoir la Pulga (la puce en espagnol), qui va jouer vendredi avec l’équipe d’Argentine face au Venezuela, au Salt Lake Stadium.

 

 

mother-Teresa.jpgMère Teresa a reçu le prix Nobel de la paix en 1979

 

Parmi les joueurs convoqués par le nouveau sélectionneur argentin, Alejandro Sabella, se trouve la coqueluche du Paris Saint-Germain, Javier Pastore. Dès son arrivée, le néo parisien a été frappé par la pauvreté qui sévit dans le centre culturel de l’Inde. « Le plus impressionnant, c'est de voir tous ces enfants qui n'ont rien. On se rend compte de la réalité sociale en Inde. Je n'imaginais pas tant de pauvreté dans cette ville. Cela nous fait prendre conscience, à nous footballeurs qui sommes habitués au luxe, de la dureté de la vie », a déclaré le milieu de terrain argentin au micro d’Espn Deportes.

 

Après la partition en 1947 qui a vu naître l’Inde et le Pakistan, Kolkata s’est effondrée sur le plan économique car la ville n’a pas pu moderniser son vieux tissu industriel. Sur les 15 millions d’habitants que compte Kolkata et sa banlieue, 1,2 millions de personnes vivent dans les 3500 bas quartiers répertoriés. Les familles qui y résident gagnent en moyenne entre 35 et 23 euros par mois. Cependant, l'Éat du Bengale tente d'attirer des investisseurs étrangers et la ville se développe. Elle sera d’ici à 2031, l’une des dix plus grandes mégalopoles du monde avec 22,8 millions d’habitants. Mais, selon la Banque mondiale, le nombre de personnes vivant dans les bas quartiers, en Inde, risque aussi d’augmenter passant de 41 à 69 millions.

 

Mère Teresa, la mère des laissés-pour-compte et des mourants

 

Mais la capitale du Bengale n’est pas uniquement célèbre pour ses taudis. L’ordre de Mère Teresa a une renommée internationale. Fondé en 1948, l’ordre des Missionnaires de la charité a pour but de venir en aide aux pauvres. Suivant un « appel de Jésus-Christ », Agnès Gonxha Bojaxhiu, mondialement connue sous le nom de Mother Teresa (Mère Teresa), se rend en Inde en 1946. Deux ans plus tard, elle fonde l’ordre et s’installe avec des religieuses dans un local donné par la mairie de Kolkata. Malgré un environnement hostile aux religieuses catholiques (les hindous les accusant de prosélytisme), elles continuent à servir les plus démunis et accordent à celles et ceux qui sont au crépuscule de leur vie une fin digne. Après sa mort, le 5 septembre 1997, Nirmala, une soeur catholique, reprend le flambeau et en 2003, Jean-Paul II décide de la béatifier. Et aujourd'hui, les bénévoles affluent de tous les coins du monde pour venir "aider".

 

De plus, le nombre de maisons d’accueil n’a cessé d’augmenter : en 1997, il y avait 575 maisons dans 120 pays. En 2010, on en dénombrait 744 dans 138 pays. A Kolkata, les sœurs nourrissent 4 000 personnes par jour. Et à la question d'où viennent les dons (nourriture, médicaments), elles répondent : « Dieu prend soin de nous ».  

 

 

Mayore Lila Damji

 

Crédit photo: link

 

* Calcutta ancienne capitale du British Raj a été rebaptisée Kolkata en 2001

 

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