Commémoration de la mort de Gandhi

Publié le par Mayur

 

Gandhi smiling 1942

 

« La lumière s'est éteinte dans nos vies et il y a de l'obscurité partout et je ne sais pas très bien que vous dire ni comment vous le dire. Notre leader bien-aimé, Bapu, comme nous l'appelions, n'est plus... », c'est en ces termes que Jawaharlal Nehru a annoncé la mort de Gandhi, le 30 janvier 1948. Nathuram Godse, un jeune hindou extrémiste, a abattu le père de la nation indienne de trois balles tirés à bout portant alors que Gandhi se rendait à sa séance de prière quotidienne. Certaines personnes issues de l'élite brahmane étaient hostiles au programme de paix et de tolérance de Gandhi pour toutes les religions et les croyances. Nathuram Godse appartenait à cette élite.


Pour commémorer les 63 ans de la mort du Mahatma, un groupe de partisans de Gandhi vont « jeûner jusqu'à la mort » pour encourager le gouvernement indien à prendre des mesures sévères contre la corruption. Ce groupe est composé en grande partie d'anciens militants qui ont pris part au mouvement Quit India lancé en 1942 par Gandhi exigeant l'indépendance de l'Inde. « Nous allons entamer une grève de la faim car le gouvernement n'a pas été capable de prendre des mesures contre la corruption malgré nos demandes. Pour sacrifier nos vies, la seule chose qu'on puisse faire à notre âge c'est jeûner. On va jeûner jusqu'à la mort », souligne Shambhu Datta, 93 ans, qui a participé au mouvement de 1942.


En parallèle, d'autres mouvements et associations indiennes, réunis au sein du forum « India against Corruption », se rassembleront, le 30 janvier, à New Delhi pour une « Marche contre la corruption ». L'Inde est secouée depuis l'automne dernier par un scandale politico-financier dans le domaine des télécommunications. Un scandale qui aurait fait perdre à l'État 37 milliards de dollars, une somme équivalant au budget annuel du ministère de la Défense.


Ces manifestations contre la corruption est une manière de rappeler l'engagement de Gandhi contre un phénomène qui « ronge et mine la nation de l'intérieur, rendant impossible son développement juste et solidaire », soulignent les organisateurs.

 

 

Mayore Lila Damji

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