Bengale-Occidental: le bilan s'alourdit

Publié le par Mayur

Le déraillement du train express reliant Calcutta à Bombay a fait 115 morts et 140 blessés. Les autorités indiennes accusent les maoïstes d'avoir saboté les rails.543px-India_West_Bengal_locator_map.svg.png

 

Ce samedi, les secours ont extrait d'autres corps des carcasses du train qui est sorti des rails et a percuté un convoi de marchandises, dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 mai. L'accident a eu lieu près de Sardiha, à 150 km de Calcutta, capitale du Bengale-Occidental. Des militaires et employés des chemins de fer ont utilisé des grues pour retrouver des corps .

Les causes de l'accident ne sont pas encore connues, mais l'enquête se dirige vers une éventuelle piste maoïste. Sardiha se situe à quelques kilomètres de la ville de Jhargram, un bastion des maoïstes. Des tracts du Comité du peuple contre les atrocités policières (PCPA), une organisation maoïste, ont été retrouvés sur le lieu de l'accident. Un des porte-parole du comité a cependant démenti toute implication.

La ministre indienne des transports, Mamata Banerjee a déclaré qu'il s'agit d'un « complot politique à deux jours des élections municipales. Derrière le déraillement, se cachent des intérêts politiques ».

L'enquête a été confiée au Central Bureau of Investigation (CBI)- les renseignements généraux indiens.

Le ministre indien de l'Intérieur, Palaniappan Chidambaram a pour sa part précisé que « le résultat des autopsies permettront de savoir si une explosion a précédé le déraillement du train ».

 

Menace à la sécurité interne

 

Depuis 1967, les rebelles maoïstes sont actifs dans le nord et l'est de l'Inde. Ces insurgés seraient entre 10 000 et 20 000 qui déclarent lutter pour les paysans pauvres et les minorités locales. Les maoïstes sont également connus sous le nom de naxalistes, nom tiré de la petite ville de Naxalbari, située dans le nord du Bengale-Occidental.

Pour démanteler leur bastion, le gouvernement indien a lancé il y a quelques mois l'opération « Chasse verte », en référence à la jungle dans laquelle ils se cachent. Cette opération s'étend sur six États mobilisant 56 000 membres des forces paramilitaires.

L'an dernier 600 personnes sont mortes dans des attaques attribuées aux maoïstes. Ils contrôlent des régions importantes qui n'ont pas bénéficié du récent développement économique en Inde.

Pour le Premier ministre indien, Manmohan Singh, les maoïstes représente la principale menace pour la sécurité intérieure. Mais le gouvernement indien a jusqu'ici refusé de faire intervenir l'armée afin de lutter contre les naxalistes qu'il considère depuis 2009 comme des terroristes.

 

 

Mayore Lila Damji

 

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